Comment lutter facilement contre le trafic d’animaux sauvages en France

Comment lutter facilement contre le trafic d’animaux sauvages en France

Comment lutter facilement contre le trafic d'animaux sauvages en France !

Salut les aventuriers !

 

   Voici un sujet dont je voulais vous parler depuis pas mal de temps : le trafic d’animaux sauvages. Si je voulais vous parler de ce sujet c’est avant tout car il nous concerne tous et qu’il existe des méthodes simples pour l’enrayer en France. Il faut savoir que ce fléau est devenu le troisième trafic dans le monde juste derrière le trafic d’armes et le trafic de drogues !

 

Ainsi, lors de mes voyages et expéditions aux quatre coins du monde, il arrive très souvent que l’on me propose d’acheter et de ramener des animaux vivants. Autant vous dire que cela me rend complètement dingue, et que bien souvent le vendeur regrette par la suite de m’avoir rencontré. Dernièrement en Inde, on a essayé de me vendre à plusieurs reprises des tortues et des poissons vivants dans une bulle en plastique porte-clés !!! Autant vous dire que l’espérance de vie de ces pauvres animaux ne dépassera pas les 48h. Ce jour-là, j’avais essayé d’avertir des policiers sur ce trafic dans la rue, mais visiblement, ils ne comprenaient même pas où était le problème …

 

S’il est difficile de faire bouger les choses quand on n’est pas dans son propre pays, sachez qu’en France vous pouvez facilement et drastiquement réduire ce trafic odieux. En effet, ce business ne concerne pas seulement les pays lointain, bien au contraire. Ainsi, la France, l’Espagne et les Pays-Bas totalisent 91% des saisies d’animaux sauvage ! Quant à l’Union Européenne dans son ensemble, elle est l’un des principaux marchés du commerce illicite des espèces menacées dans le monde.

 

Je vous invite à répondre à ces 6 petites questions sur le site d’IFAW pour voir si vous êtes vraiment conscient du trafic qu’il existe en France. Vous allez être surpris :

 

https://leprixdelaviesauvage.ifaw.org/

Les animaux ne sont pas une marchandise ! Il s’agit d’êtres vivants dotés d’une conscience, pensant et ressentant la douleur. Durant mes voyages j’ai une passion qui consiste à m’assoir en pleine nature et rester là des heures à observer les animaux sans bouger. Au bout de quelques minutes ils vous oublient et le spectacle devient incroyable. Lorsque j’habitais en Namibie, tous les soirs j’escaladais des arbres et attendais que les girafes viennent se nourrir dans mon arbre. Magique ! De fait, pour avoir passé des milliers d’heures à observer des animaux dans la nature (gorilles, corbeaux, singes, fourmis etc.), je peux vous dire qu’ils sont doués d’une intelligence absolument remarquables et qu’ils méritent bien mieux que de mourir asphyxié dans une boite en plastique dissimulé dans un moteur de voiture.

Combien de fois j’ai vu des personnes de mon quartier ramener des tortues ou des caméléons du Maroc et d’Algérie ? Tous les étés ! Bien évidemment aucun n’a survécu à l’hiver grenoblois. Il m’est même arrivé de voir plusieurs fois des singes qui se baladaient en laisse en bas de chez moi. Une stupidité sans nom ! Lors de mes nombreux voyages en Afrique du Nord, région que j’adore, on m’a proposé à de très nombreuses reprises d’acheter des petits caméléons ultras mignons. Pour être honnête avec vous, j’ai failli hésiter quelques fois, en me disant qu’ils seraient plus heureux avec moi en France qu’aux mains de ces trafiquants. Mais la raison m’a rattrapé rapidement en me rappelant à quel point il faisait froid et humide dans mon immeuble parisien. Leurs place n’est définitivement pas dans une cage, mais bien dans leur biotope !

Aujourd’hui, la principale filière commerciale de contrebande d’animaux sauvages vivants suit l’axe Afrique du Nord – Europe du Sud. Les points de sortie identifiés d’Afrique du Nord incluent principalement  le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. L’Espagne sert, quant à elle, de point d’entrée dans l’UE, avant que les animaux n’arrivent dans d’autres pays comme la France, la Belgique ou les Pays-Bas.  Il faut réaliser que jusqu’à 90% des animaux meurent au cours du voyage avant d’arriver. C’est un véritable massacre.

 

 

Il s’agit d’une problématique assez peu connue et cachée. Les douaniers sont ainsi confrontés à des saisies très fréquentes et parfois impossibles à gérer. En France aujourd’hui, il est très facile d’acheter des espèces illégales à la fois sur internet, mais aussi dans des animaleries grand public ou encore dans des marchés physiques comme j’ai pu le constater à Marseille. A cause de ce trafic, par exemple, la population de certaines espèces de tortues endémiques au Maroc  a été exterminé à près de 90% !

 

Mettre un poisson dans un aquarium ou un serpent dans un terrarium peut paraitre assez cruel, mais alors mettre un oiseau en cage est pour moi la preuve ultime d’une arriération profonde sans nom ! Comment est-il possible de pouvoir faire cela sans ressentir la moindre culpabilité ? Excusez-moi si vous possédez un oiseau de cette manière chez vous, mais c’est une inconcevable ineptie de mettre en cage un animal qui est censé passé sa vie à voler !

 

Voici un petit film très court et bien réalisé à montrer à vos enfants ou petits frères et sœurs pour leur faire comprendre pourquoi les animaux doivent rester dans la nature :

Comme vous pouvez le voir sur mon blog voyage Frenchadventurer sur Instagram, la cause animale est très importante pour moi. C’est pour toutes ses raisons qu’aujourd’hui je me bats aux côtés d’IFAW pour lutter contre ce trafic. IFAW mène ainsi de très nombreuses actions tout le long de la chaîne commerciale, depuis les pays sources jusqu’aux pays consommateurs en sensibilisant les consommateurs potentiels sur les dessous du commerce d’espèces sauvages, comme j’essaie de le faire à travers cet article. Il est ainsi très important de prévenir le trafic avant que les animaux ne soient capturés. Il est tout aussi important de s’assurer qu’une fois que les animaux sont saisis en France, ils puissent retrouver la nature sauvage sans risquer d’être capturé à nouveau.

 

En n’évitant d’acheter le poisson rouge ou la petite perruche aux enfants, vous ferez passer un message fort à vos enfants pour leur avenir, et permettrez d’endiguer une partie de cet affreux business. Si cette problématique vous touche autant que moi, n’hésitez pas à partager mon article ou à soutenir  IFAW.

 

Merci à tous et à très vite les amis !

 

Anthony

 

 

Crédits photos : IFAW

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