Utiliser l’analyse prédictive pour lutter contre le braconnage

Utiliser l’analyse prédictive pour lutter contre le braconnage

Utiliser l'analyse prédictive pour lutter contre le braconnage

Salut les aventuriers !

Vous connaissez mon grand attachement à la cause animale. C’est pourquoi depuis de nombreuses années je suis impliqué dans plusieurs combats pour essayer d’endiguer la disparition des espèces animales tout autour du monde. Il y a une organisation qui me tient particulièrement à cœur pour sa lutte pour la protection des animaux et leurs habitats depuis plus de 50 ans : Le Fond international pour la protection des animaux, plus connu sous le nom de IFAW ! Je me bats à leurs côtés depuis quelques temps pour soutenir plusieurs actions passionnantes, dont notamment le projet dont je vais vous parler maintenant qui est véritablement digne du film Minority Report !

IFAW développe ainsi au Kenya un programme exceptionnel et totalement novateur de lutte contre le braconnage pour tenter d’endiguer la disparition des éléphants, des rhinocéros et d’autres espèces menacées comme le pangolin qui est massacré.

En Afrique, continent où j’ai longtemps vécu, un éléphant est tué pour son ivoire toutes les 26 minutes. Pour avoir passé beaucoup de temps auprès de ces animaux somptueux et gracieux lorsque j’étais bénévole dans des centres de sauvetage des pachydermes, cette statistique me brise le cœur et attise ma colère. Tout cela pour en faire des objets hideux ou pour combler les névroses sexuelles d’abrutis finis qui attribue des pouvoirs aphrodisiaques aux cornes de rhinocéros. Donnez-moi votre Paypal bande de demeurés, je vous envoie mes rognures d’ongles de pied c’est la même matière : de la simple Kératine !

 

Tout comme le trafic de stupéfiants, d’êtres humains et d’armes, le commerce illicite d’espèces sauvages se classe malheureusement parmi les crimes internationaux les plus lucratifs. Les réseaux criminels organisés, transnationaux et disposant de ressources importantes, orchestrent l’abattage, cruel, d’animaux d’ores et déjà menacés et la vente illicite de certaines de leurs parties. Il a été prouvé que l’organisation terroriste DAECH se finance ainsi en partie par exemple. Ce cycle de violence, nourri par la cupidité des trafiquants, ôte aux animaux la vie, aux communautés leur stabilité et à la planète ses espèces emblématiques.

Pour lutter contre le braconnage et le trafic des espèces protégées, IFAW, le Fonds international pour la protection des animaux, a mis en place au Kenya, en 2015, un projet pilote baptisé tenBoma. Ce projet est destiné à créer un centre interservices de renseignements très avancé sur la criminalité faunique.

Cette initiative anti-braconnage d’un nouveau genre est supervisée par Faye Cuevas, Vice-présidente d’IFAW. Lieutenant-colonel des unités de réserve de la Force aérienne des États-Unis et vétéran décoré, Faye Cuevas a servi l’armée pendant 19 ans et a participé à plusieurs déploiements au Moyen-Orient et en Afrique. Elle a consacré plus de la moitié de sa carrière militaire aux services de renseignement dans la lutte contre le terrorisme et a collaboré avec des forces spéciales pour des opérations de guerre contre-insurrectionnelle, de soutien militaire aux populations civiles, de développement des capacités nationales et d’action directe.

 

 

S’appuyant tout autant sur l’humain que sur les nouvelles technologies de tracking et d’analyse prédictive, tenBoma a pour objectif de réduire le champ d’action des braconniers dans les parcs nationaux d’Amboseli et de Tsavo et de démanteler les réseaux de trafiquants. Le projet tenBoma tire son nom d’une philosophie kenyane de vie en communauté appelée « Nyumba Kumi » en swahili, ce qui signifie « dix maisons ». Cette philosophie existante parmi les communautés africaines assure que dix bomas, ou villages, sont en sécurité s’ils veillent les uns sur les autres. Pour avoir longtemps vécu avec des petites communautés en Afrique Australe, je peux vous dire que c’est effectivement la vérité et que tout se sait sans aucun moyen de technologie ! Le projet s’appuie ainsi, en premier lieu, sur les communautés vivant à proximité des animaux menacés, qui constituent une première ligne d’ « yeux » et d’ « oreilles » contre le braconnage.

Aujourd’hui l’information de terrain est primordiale pour combattre les réseaux terroristes. Le projet applique ici les mêmes méthodes au service de la protection de la faune sauvage. Les Masaïs, notamment, sont très impliqués. Ils connaissent leur terre comme personne et sont à même d’identifier rapidement des indicateurs de braconnage et d’en informer les écogardes.

 

Attention nous entrons dans le futur maintenant. Etes-vous prêts ? Toutes les informations de terrain sont ensuite transformées en données, puis, une plateforme collaborative de surveillance géospatiale est mise en place pour synthétiser les données, conduire des analyses ciblées et diffuser des informations afin d’identifier des indicateurs de braconnage avant même que ces derniers ne frappent !

 

Ainsi cela permet d’intercepter les braconniers avant même que des éléphants ou d’autres animaux menacés ne soient tués. Plus les données s’accumulent, plus les analystes de tenBoma sont en mesure de générer des modèles prédictifs, de comprendre les habitudes des braconniers, de retracer leur parcours et de proposer des mesures de prévention du braconnage, tels que la sécurisation de corridors pour les animaux ou l’orientation des patrouilles vers les zones les plus à risques.

 

 

Victoires et chiffres-clés du projet IFAW tenBoma

 

 

  • Aucun incident de braconnage dans les zones ciblées par IFAW tenBoma.

 

  • Trois opérations majeures ont déjà été menées et ont permis de mettre au jour de nouveaux réseaux de braconnage menant à des arrestations et à une enquête plus poussée.

 

  • Les militaires de haut rang des armées américaines et africaines ont ajouté des missions de lutte contre le braconnage dans le cadre de leur mission antiterroriste mais aussi afin d’éliminer » les réseaux criminels responsables des atteintes aux espèces sauvages.

 

  • TenBoma a reçu l’aval d’INTERPOL et de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) tenue à Johannesburg.

 

  • Plus de 70 agents de renseignement et d’investigation formés et équipés travaillent sur le terrain.

 

  • Augmentation de la population d’éléphants de 1700 individus et réduction du braconnage d’éléphants de 83% dans la zone de conservation de Tsavo depuis la création du programme.

 

Toutes ses statistiques sont merveilleuses et ne peuvent que nous encourager à continuer dans ce sens. Il y a tellement de mauvaises nouvelles en permanence dans notre combat pour la protection de l’environnement et des animaux, que pour une fois on ne va pas cacher sa joie. Mais il faut continue le combat les aventuriers ! Si vous aussi vous voulez soutenir ce projet TenBoma ou d’autres que mènent IFAW autour du monde, je vous encourage à vous rendre sur ce lien et voir ce qui pourrait vous intéresser le plus : https://www.ifaw.org/france/s-impliquer

 

Merci à tous et bon voyage les amis !

 

Crédit Photos : IFAW

Qui suis-je ?

Moi c'est Anthony VERLAINE. Il y a plusieurs années j'ai quitté le monde de la diplomatie et de la politique internationale pour réaliser mes rêves d'aventures autour du monde! Devenu depuis aventurier professionnel, j'ai parcouru le monde à travers plus de 97 pays pour vous donner envie de voyager et surtout sensibiliser un maximum de personnes sur la nécessité de protéger notre planète. Je suis là pour vous motiver et vous aider, donc n'hésitez surtout pas à me contacter !

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